blog de cours2maths.com - Arnaud Glorion

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Actualité du soutien scolaire & du CESU

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mercredi 24 septembre 2008

À propos du soutien scolaire au sein des établissements

Ce projet sensément mis en oeuvre depuis la rentrée, est dans son application très flou pour bon nombre d'interlocuteurs, y compris au sein des équipes dirigeantes des établissements.
Ici une analyse parue hier, de Valérie Schneider, de l’Observatoire des inégalités..
Découverte via Dom.

lundi 15 septembre 2008

Le soutien scolaire gratuit sur Internet

Voici une excellente synthèse de mon confrère Didier Kropp.
Je ne répéterai pas les réserves déjà émises ici, mais les complèterai par la note que je viens de rédiger en commentaire à cette synthèse.

Je retiendrai particulièrement dans le billet de D.K. les vidéos de Netprof.fr, qui n'est d'ailleurs pas spécialisé en maths, et que je retournerai sans doute visiter pour parfaire ma culture générale.

lundi 8 septembre 2008

"Soutien scolaire, mode d’emploi", par Emmanuel Davidenkoff, ce matin sur France Info

Trouvé sur le blog de mon confrère Didier Kropp.
Emmanuel Davidenkoff, directeur de la rédaction de l’Etudiant, était l'invité de cette chronique, à écouter ou à lire.
Je ne suis pas entièrement d'accord avec Didier sur la justesse de cette intervention, à laquelle j'apporterais quelques précisions.

Toutes les études le montrent : dans la plupart des cas on gagne 1, 2, 3 points maximum. Le soutien ne fait pas de miracle.

En se basant sur des valeurs moyennes certainement.
Mais les situations individuelles doivent également être considérées.
Il m'est arrivé d'être le témoin de progressions très impressionnantes, notamment dans les cas de figure suivants :

  • classes très indisciplinées qui sont un gros obstacle au travail,
  • grande motivation de l'élève,
  • reprise de confiance de l'élève après qu'il ait accepté de voir que "c'était pas si difficile".

Je peux citer l'exemple d'une jeune fille qui l'année passée ne comprenait strictement rien aux notions relatives aux fonctions numériques, et qui a obtenu un 17 au bac après seulement 3 mois de soutien.
Une autre de mes élèves, qui l'année passée était vraiment à la peine en première S, parce que les bases n'étaient pas acquises et que les "cartons" l'avaient complètement démotivée, vient de commencer sa terminale S, alors que dès mes premières interventions, j'avais prévenu la famille qu'un redoublement devait être envisagé même avec mon soutien. Bien sûr, je vais à nouveau la suivre cette année, probablement à raison d'une séance tous les quinze jours, mais au moins aura-t-elle évité de passer une année de plus au lycée.
Il est vrai que ces exemples ne sont pas la majorité, mais ils témoignent du caractère prépondérant d'un point dont n'a pas parlé Monsieur Davidenkoff, la "confiance en soi".

Pas de paranoïa : dans l’ensemble l’offre est de qualité mais en ce domaine comme dans les autres mieux vaut se comporter en consommateur exigeant et avisé : vérifier le niveau de diplôme, et surtout être présent aux premières séances, de préférence discrètement pour ne pas fausser la construction du lien entre l’enfant et le professeur.

Dans l'ensemble l’offre est de qualité, si l'objectif est de gagner 1 ou 2 points sur la moyenne...
Mais si l'on veut être plus exigeant, il vaut mieux y regarder à deux fois. Il suffit pour s'en convaincre de tester les procédures de recrutement des organismes de soutien. Tous n'ont pas la rigueur affichée dans leur discours marketing, et les témoignages sur le net pullulent à ce sujet.
Quant à être présent durant les premières séances, à mon avis c'est une grosse bêtise dans la majorité des cas.
Dans toute situation (éducative, sportive, festive, etc), un jeune ne se comportera jamais hors la présence de ses parents comme s'ils étaient à ses côtés. Tous les parents le savent, et d'ailleurs depuis 5 ans, on ne m'a jamais fait une telle demande.
Sans doute est-il bon cependant, au moins pour les premières séances, que les parents restent dans une pièce voisine ne serait-ce que pour la sécurité du jeune, mais il ne faut pas lui laisser l'impression qu'ils écoutent derrière la porte.
En effet, seul à seul avec l'élève, on peut souvent lui faire révéler des choses qu'il n'arrive pas à dire à ses parents, notamment s'il est un fainéant invétéré. L'intervenant pourra à ce moment-là essayer de faire passer la pilule auprès des parents en utilisant des termes choisis (en tout cas plus choisis que "fainéant invétéré"), et jouer le rôle d'intermédiaire en conseillant l'un et les autres.
Cela demande des compétences particulières de la part de l'intervenant, mais je suis de ceux qui considèrent que cela fait partie de notre travail.

vendredi 5 septembre 2008

"On peut tout apprendre ou presque sur Internet", chez David Abiker, hier matin sur France Info

À lire et entendre ici.
Si vous n'arrivez pas à écouter l'enregistrement, ce n'est pas bien important, l'essentiel de la chronique se trouve dans le texte.
À noter qu'une vidéo repérée hier par Info a déjà disparu...

Avis personnel, en quelques mots : pour avoir déjà testé quelques-uns de ces services, je ne suis pas particulièrement emballé, même si je vois quelques idées intéressantes.
C'est donc sans crainte d'une hypothétique concurrence que je parle ici de cette chronique.
Je pense sincèrement que tant qu'il n'y aura pas plus d'interactivité dans ces services, les cours à domicile ont encore de beaux jours devant eux.
Je m'explique : quand par exemple une vidéo de 20 minutes retrace un cours magistral sur les puissances, un élève qui ne comprend pas une notion peut toujours cliquer sur "pause", la vidéo va certes s'arrêter, mais il pourra attendre longtemps une précision.
En réalité, mis à part le fait que c'est sans doute "hype" parce que c'est sur Internet, je ne suis pas sûr que cela puisse se substituer à un cours en classe, à un texte bien écrit, et encore moins à un cours particulier.
Pis, je crois même que l'interactivité est moins présente qu'avec un livre, que l'on peut feuilleter, où l'on peut se repérer grâce au plan et à la table des matières.
Allez donc regarder une vidéo en diagonale !
Autre point, s'agissant des jeunes ayant des problèmes de méthodologie, ou rencontrant des difficultés de concentration, je ne suis pas sûr que le fait de les planter devant un film, aussi bien fait soit-il, soit de nature à les aider.
Par contre, à titre d'outil complémentaire à des cours en face à face, cela peut être intéressant je pense pour accompagner le travail personnel.
Ce n'est d'ailleurs pas pour rien qu'il m'est arrivé de conseiller certains médias à mes élèves, mais dans la majorité des cas, même s'il s'agit d'élèves motivés par mes cours, je suis presque certain que ces documents n'ont pas été consultés...

Vos avis ?

Edit immédiat : Par curiosité, je viens à l'instant de visionner une des vidéos présentes sur la page consacrée à cette chronique de France Info :

On va dire que je chipote, mais il y a quand même un petite erreur de la part de l'auteur : ce n'est pas "k n'est pas unique" qu'il fallait dire ici (ce qui voudrait dire qu'il existe plusieurs valeurs de k, mais bien "k n'existe pas".
En effet, la colinéarité de deux vecteurs est démontrée s'il existe un réel k unique tel que l'un est égal à k fois l'autre.
A contrario, la non-colinéarité est démontrée s'il n'existe pas de réel k vérifiant cette relation.

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